Pourquoi on n’aime pas lire

Posté par Tehonovahine le 19 avril 2009

lire.jpg« Mettez des livres partout», disait Victor Hugo. Forte de ce précepte, Danièle Sallenave raconte dans son livre sa plongée dans un collège de ZEP Sans complaisance.U n anti-« Entre les murs »…

Article lu dans Marianne  sous la plume de NATACHA POLONY 

C’est l’histoire d’une rencontre. Une rencontre entre un écrivain, professeur d’université, et des élèves de troisième d’un collège de Toulon. Un de ces collèges de zone d’éducation prioritaire sélectionnés comme ceux qui ont, plus que les autres, besoin de moyens et d’efforts, et que le ministère a rebaptisés « ambition réussite », entre le slogan publicitaire et le vceu pieux. Et l’ambition première, celle qui a présidé à ce rendez-vous à la fois fugace et profond, est celle de faire lire. Amener devant ces enfants des cités des écrivains vivants pour les rapprocher un peu de ces objets étranges, les livres, et de cette pratique pour eux si violente, la lecture. « Nous, on n’aime pas lire », Danièle Sallenave a choisi cette phrase en forme de provocation calme, de constat implacable, comme titre d’un ouvrage* qui tient à la fois du récit et de la méditation. Et l’écrivain, parfaitement imprégnée de cette culture écrite, soudain, se voit contrainte d’interroger les évidences, de remettre en cause jusqu’à cette certitude première : il faut faire lire les jeunes.

Avec la même humilité qui l’habitait, on le comprend, quand elle est descendue en gare de Toulon pour découvrir l’établissement scolaire auquel elle était « affectée », Danièle Sallenave rappelle les anecdotes, les remarques de ces gamins pleins de vie, mais à la vie si dure. Sans a priori, sans préjugés, elle a affronté ces trois rencontres, de février à juin, et les interrogations des élèves, leurs regards, leur créativité, cette connivence qui s’installe, ou, pour certains (pas la majorité), ce rejet silencieux. Et, partant de courts extraits des saynètes rédigées par eux à partir d’une de ses pièces de théâtre, elle se confronte à la réalité de l’échec scolaire, au vocabulaire si plein de bonnes intentions qui l’accompagne, à ce moralisme omniprésent et qui passe à côté de tout. A travers le prisme de la lecture, elle tente de comprendre ce qui se joue (ou ne se joue plus) à l’école.

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