Relisez donc les premiers chapitres du « Capi­taine Fracasse »

Posté par Tehonovahine le 5 octobre 2011

capitainefracasse.jpg    Lu dans la Dépêche du midi.

Tarbes fête cette année le bicentenaire de la naissance de Théophile Gautier. Journaliste, poète, romancier… L’occasion ou jamais de redécouvrir l’un des plus grands écrivains français, père du Capitaine Fracasse. Décidément, rien ne va. II pleut sur Paris. Ernesta est à l’étranger. Et la publication des « Trésors d’art de la Russie » tourne à la Bérézina fi­nancière… Changer d’air en ce mois de septembre 1859 pour faire « provision de soleil » ? Théo­phile Gautier en a besoin, Direc­teur du Moniteur Universel, son ami Julien Turgan est à Tarbes. II lui dit « viens ». Théophile Gautier prend la diligence, cap au sud. Et « ce séjour de 24 heures sera son unique retour dans sa ville natale », explique Monique Certiat, directrice des archives municipales de Tarbes devant le portrait du « poète impeccable » à qui Baudelaire dédia «Les Fleurs du Mal». Tarbes… Pierre Jules Théophile Gautier y est en effet né le 30 août 1811. Sur l’étroite maison rose, une plaque en témoigne, au 34 de la rue Brauhauban. Mais il en est parti à 3 ans. Un père promu homme de confiance de l’abbé de Montesquiou, lui-même nommé ministre de l’Intérieur de Louis XVIII le 1 avril 1814; une situation avantageuse dans la capitale pour la famille comme survient la Restauration… 

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Jean-Marc Pambrun est parti aux cieux maoris.

Posté par Tehonovahine le 14 février 2011

pambrun.jpg Un grand monsieur qui disparaît. J’ai lu son roman le bambou noir mais aussi il m’arrive souvent de me promener sur son blog « l’épicurien » http://blog.lecriturien.org/. La lecture de ses écrits n’est pas toujours aisée du moins pour moi. Mais j’ai beaucoup aimé son livre, voici ce qu’il en disait :

Avec Le Bambou noir, Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun livre son premier grand roman, qualifié par lui-même d’impressionniste. Le récit qu’il propose aux lecteurs est l’histoire d’un jeune tahitien à la vocation de peintre, pétri de révoltes et d’idéaux. 

De sa formation à son ascension sociale, de sa chute à son bannissement, sa vocation de peintre sera singulièrement contrariée par l’histoire politique et sociale de son pays : la Polynésie. 

C’est dans la France et la Polynésie des années 70-80 que l’auteur entraîne le lecteur sur les traces de cet écorché vif, naviguant entre certitudes et désillusions au fur et à mesure de son entrée en contact avec la réalité humaine.

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Un poème pour saluer Andrée Chedid

Posté par Tehonovahine le 12 février 2011

unpoemepoursaluerandreechedidm48742.jpgJ’ai lu dans Télérama.fr:

Poétesse dès l’adolescence, puis romancière et nouvelliste, André Chedid portait sur le monde un regard clair : de bienveillance envers l’autre, de désir d’apprendre, de connaître, de rencontrer. Née au Caire, elle vécut au Liban avant de s’installer en 1946 à Paris. Elle a grandi en trois langues – l’anglais, l’arabe, le français. Une richesse que l’on retrouve dans son écriture. Cette chose qui tient non pas du torrent mais de la source : limpide, fraîche, déterminée. Elle qui écrivait « Je lutte et résiste » ne faisait qu’une seule âme avec la poésie. Voici Le Rien, un de ces poèmes, qui dit le tout : la vie.

J’ai traversé le Rien

 Aux jours de mon enfance

Déchiffrant la mort

En nos corps d’argile

Et de brièveté

J’ai récusé l’orgueil

Disloqué les triomphes

Dévoilé notre escale

Et sa précarité

Cependant j’y ai cru

A nos petites existences

A ses saveurs d’orage

Aux foudres du bonheur

 A ses éveils ses percées

Ses troubles ou ses silences

 A ses fougues du présent

 A ses forces d’espérance

Au contenu des heures

J’y ai cru tellement cru

 Aux couleurs éphémères

 Aux bienfaits de l’aube

Aux largesses des nuits

Oubliant que plus loin

Vers les courbures du temps

L’explosion fugace

Ne laissera aucune trace

 De nos vies consumées

 Et qu’un jour notre Planète

 A bout de souffle

Se détruirait

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AU PAYS DES VERMEILLES

Posté par Tehonovahine le 15 janvier 2010

grandmre.jpgJe viens de tourner la dernière page de: AU PAYS DES VERMEILLES de Noëlle Châtelet, je le conseille à celles qui comme moi sont devenues grand-mère…en voici des extraits: 

Même si ce n’est pas moi qu’elle attendait, elle me sourit, comme si elle me faisait confiance pour l’emmener au bon endroit, vers la bonne personne. 

La tiédeur odorante de sa peau contre ma peau, la densité de ce petit corps contre ma poitrine, j’en vole le bonheur furtif, en pensant à toi, ma mère, qui quatre fois mère et qui plus est sagefemme as mille fois senti, sur ton sein, ce voluptueux abandon. 

Je me dis : Jamais plus aucun lait ne coulera de mon sein à moi. 

De me le dire, de le penser n’est ni douloureux, ni même nostalgique. De le dire, le penser n’est cause d’aucun regret. Cela me confirme dans ma nouvelle place, ma nouvelle fonction de mère grandie, de mère grande. Une grand-mère tout simplement qui consent à l’être comme toi l’as consenti avant moi. 

Sous la véranda ornée de blancs rosiers et de jasmins pleins de sève que le soleil exalte, je dépose l’enfant sur le sein de sa mère qui l’attend, lui aussi magnifique et gonflé de sève promesse. 

Je contemple un spectacle qui m’est presque inconnu… 

À l’époque où j’enfantai, nous nous rebellions.

 

Mais qu’est-ce que je fais là, en effet? 

Rien. J’attends. J’attends que tu t’endormes. J’ai tout mon temps. Je me dis : Quel luxe, pour nous deux, que ce temps sans contrainte ! Tu vas t’endormir parce que j’ai tout mon temps. Le temps, notre allié, notre ami. Un temps interdit aux parents parce qu’ils sont dedans, empêtrés bras et jambes. Et moi, un peu dehors, décalée, bien plus libre de mes mouvements, dégagée du devoir, des obligations, dans la fantaisie pure du temps retrouvé. Temps bijou d’une grand-mère avec sa petite fille…

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Nobel mode d’emploi : embarquement immédiat pour Le Clézio

Posté par Tehonovahine le 10 novembre 2008

leclzio.jpgLu dans Elle, un article d’Augustin Trapenard

Après Claude Simon en 1985 et Gao Xingjian en 2000, l’Académie suédoise ne s’est pas trompée en couvrant de ses nobles lauriers le plus nomade des écrivains français. Trois mystérieuses initiales en guise de prénom. Un patronyme breton qui signifie « les enclos », mais que ses nombreux voyages et son écriture en mouvement n’ont cessé de faire mentir. Ce grand blond se renouvelle tant et si bien depuis quarante-cinq ans qu’on hésite avant de se plonger dans son oeuvre.

Petite leçon de Le Clézio-mania. 

·         Pour commencer 

Il faut revenir aux origines de son écriture, dans ce cargo en partance pour l’Afrique où il écrit ses tout premiers textes en caractères d’imprimerie. Le jeune Le Clézio n’a pas 8 ans lorsqu’il fuit la France de l’après-guerre pour rejoindre un père qu’il ne connaît presque pas. Dans la cabine du bateau, il laisse libre cours à son imagination et se rêve en Robinson. A l’arrivée, il y a ce continent immense et inconnu, cet espace de tous les possibles qu’il contemple avec des yeux d’enfant — un émerveillement qu’il tentera de retrouver dans chacun de ses romans. Ce voyage initiatique, il le raconte des années plus tard dans « Onitsha » et dans « L’Africain » deux textes magnifiques qui explorent les thèmes ô combien lecléziens de l’enfance, de l’étrange et de l’aventure. 

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